Les transitions vers la démocratie

Note de Janine Rodgers

Cette note comprend trois sections. La première section est consacrée aux travaux de Samuel Huntington qui ont fortement marqué les recherches empiriques en matière de démocratisation, de transition démocratique et de consolidation de la démocratie. La deuxième est consacrée à la transitologie. La troisième est une chronique de démocratisation avortée : le « Printemps arabe ».

  1. Les vagues de démocratisation de Samuel Huntington

Samuel Huntington (1927-2008) était professeur de science politique à Harvard. Il a été membre du Conseil de sécurité nationale au sein de l’administration Carter et conseiller de l’administration Reagan. Il fut un des chercheurs en sciences sociales les plus influents et les plus controversés de la fin du XXème siècle. Son livre le plus connu Le choc des civilisations fut publié en 1996 et traduit en français en 1997.

Cette note se concentre sur « la troisième vague » de démocratisation que Huntington présenta dans un article publié en 1991 dans le Journal of Democracy. La même année il développa plus longuement son analyse dans un livre intitulé The Third Wave: Democratization in the Late Twentieth Century.

Selon Huntington, la diffusion de la démocratie dans le monde s’est faite par vagues, avec des périodes de démocratisation suivies de reflux vers l’autoritarisme. Il définit une vague comme les transitions de régimes non-démocratiques vers des régimes démocratiques pendant une période donnée, au cours de laquelle les transitions vers la démocratie sont nettement plus nombreuses que les transitions dans la direction opposée.

Au cours de l’histoire du monde moderne, Huntington identifie trois vagues de démocratisation : une première « longue » vague qui commença dans les années 1820, avec l’élargissement du suffrage à une grande partie de la population masculine aux États-Unis, et qui se prolongea pendant un siècle (en 1926 on comptait 29 démocraties). L’arrivée au pouvoir de Mussolini en Italie en 1922 marqua le début du premier reflux (en 1942 le nombre de pays démocratiques était réduit à 12). La seconde vague de démocratisation débuta à la fin de la deuxième guerre mondiale et atteignit le record de 36 pays gouvernés démocratiquement en 1962. Cette seconde vague couvrit la réorganisation de l’Europe après la guerre et l’indépendance de nombreuses colonies. Elle fut également suivi d’un reflux. La troisième vague, dont la révolution des œillets au Portugal en 1974 marqua le début, correspondit à l’effondrement d’un certain nombre de régimes autoritaires en Europe occidentale, en Amérique Latine et en Asie du Sud-Est, ainsi que le démantèlement du bloc soviétique. Entre 1974 et 1990 trente pays connurent un mouvement de transition vers la démocratie.

Pour Huntington cinq facteurs principaux contribuèrent à la troisième vague de démocratisation :

  1. La remise en question de la légitimité des régimes autoritaires dans un monde où les valeurs démocratiques était largement acceptées, et l’incapacité de ces régimes à maintenir une « légitimité de performance » en raison de revers économiques (et parfois militaires).
  2. La croissance économique mondiale sans précédent des années 1960 qui, dans de nombreux pays, permit une amélioration des niveaux de vie et d’éducation, et un accroissement considérable de la classe moyenne urbaine.
  3. Un changement dans la doctrine et les activités de l’Église catholique, depuis le Concile Vatican II de 1963-65, et la transformation des églises catholiques nationales de défenseurs du statut quo en opposants à l’autoritarisme.
  4. Les changements de politiques d’acteurs internationaux, en particulier le rôle joué par la Communauté Européenne et les États-Unis en tant que promoteurs de démocratisation.
  5. L’effet « boule de neige », ou de démonstration des transitions réussies.

Est-ce que cette troisième vague sera suivie d’un reflux vers l’autoritarisme ?

A l’heure où Huntington écrivit son article l’incertitude prévalait quant à l’avenir. Est-ce que la troisième vague se poursuivrait ? Y aurait-il un reflux vers l’autoritarisme ? Sur la base des reflux du passé Huntington identifiait les facteurs suivants comme étant susceptibles de contribuer à un reflux : 1) une faible adhésion aux valeurs démocratiques de la part des élites et citoyens des pays concernés ; 2) de graves revers économiques qui intensifieraient les conflits sociaux et accroîtraient l’attractivité à des recours que seuls des gouvernements autoritaires pourraient imposer ; 3) une polarisation sociale et politique due à des gouvernements de gauche cherchant à introduire rapidement des réformes ; 4) la détermination des classes moyennes et supérieures conservatrices à exclure les classes populaires et de gauche du pouvoir politique ; 5) l’effondrement de l’ordre public résultant du terrorisme ou d’insurrection ; 6) l’intervention d’une puissance étrangère ; 7) « L’effet boule de neige inversé » déclenché par l’effondrement ou le renversement de systèmes démocratiques dans d’autres pays.

Les obstacles à la démocratisation

En 1990, plus d’une centaine de pays n’avaient pas de régimes démocratiques. La plupart de ces pays se répartissaient en quatre catégories géoculturelles qui parfois se recoupaient : des régimes marxistes-léninistes, des pays d’Afrique subsaharienne, des pays islamiques et des pays d’Asie de l’Est. Pour Huntington, les obstacles à la démocratisation de ces groupes de pays étaient d’ordre politique, culturel et économique.

Obstacles politiques

  • L’absence d’expérience démocratique préalable.
  • Le peu d’engagement des dirigeants envers les valeurs et pratiques démocratiques.

Obstacles culturels

  • La démocratie est historiquement associée à la culture occidentale.
  • Certaines cultures sont jugées non-démocratiques ou antidémocratiques. Il pointe du doigt en particulier le Confucianisme et l’Islam.

Obstacles économiques

Historiquement une forte corrélation existe entre le niveau de développement économique et la présence d’une politique démocratique. Dans les pays pauvres la démocratisation est peu probable.

Huntington examine en particulier la relation entre culture et démocratie. Y-a-t-il des limites culturelles à la démocratisation ? Quelles formes de démocratie se sont instaurées dans des cultures nonoccidentales ? L’intéraction entre progrès économique et culture asiatique semble avoir généré une variété d’institutions démocratiques typiquement est-asiatiques qui diffèrent des systèmes démocratiques prévalant en Occident. En Occident les partis politiques ou coalitions de partis se disputent librement le pouvoir et sont susceptibles d’alterner pour gouverner. Les systèmes d’Asie de l’Est offrent une démocratie sans alternance. Ils représentent une adaptation des pratiques occidentales pour servir non pas les valeurs occidentales de compétition électorale et d’alternance, mais les valeurs asiatiques de consensus et de stabilité. (Huntington, 1991, p.27)

Pour Huntington, les deux facteurs prépondérants dans l’expansion et la consolidation de la démocratie sont le niveau de développement économique et le comportement des dirigeants politiques (« Economic development makes democracy possible; political leadership makes it real », Huntington, 1991, p.33). Il souligne que les politiques néolibérales ont eu des effets positifs en matière de développement mais il met en garde contre deux freins possibles à l’expansion de la démocratie. Premièrement, l’écart grandissant et historiquement sans précédent entre pays riches et pays pauvres, et deuxièmement, les nouvelles formes d’autoritarisme qui pourraient émerger dans des pays riches dominés par les technologies de l’information.

Les critiques de l’analyse de Huntington

Une première critique tient au fait que cette analyse repose sur une conception procédurale restreinte de la démocratie – réduite à la tenue d’élections libres – et ignore la dimension d’inclusion. D’où une interprétation discutable de l’histoire. Renske Doorenspleet (2000) réévalua les vagues de démocratisation identifiées par Huntington en incluant la dimension d’inclusion. Elle obtint une séquence de vagues modifiée : la première vague débute dans les années 1890 et se prolonge jusqu’au milieu des années 1920 ; elle est suivie d’un reflux mineur jusqu’au début des années 1940. Ensuite, une deuxième vague s’amorce mais son amplitude n’est pas aussi prononcée que ne le suggère Huntington, et elle n’est pas vraiment suivie d’un deuxième reflux. La période fin des années 1950-milieu des années 1970 est caractérisée par une fluctuation relativement sans tendance. Une nouvelle vague de démocratisation commence en 1976 jusqu’à l’explosion de la démocratisation à partir de 1990.

Une deuxième critique concerne l’approche ethnocentrique de Huntington. Il affirme qu’historiquement il y a une très forte corrélation entre l’Occident chrétien et la démocratie. Plusieurs auteurs ont contesté l’idée que la démocratie n’avait que des racines occidentales (Sen, 1999, 2003 ; Jaffrelot, 2000).

Huntington voit dans le mouvement historique de vagues de démocratisation et reflux (deux pas en avant et un pas en arrière) le fondement d’une entreprise d’idéologie démocratique et une évolution inéluctable vers la démocratie au niveau mondial. L’ethnocentrisme de Huntington l’amène à voir l’exemple américain comme le modèle à suivre et à exporter. Il suggère que la Banque mondiale, le Fond monétaire international et les pays donateurs d’aide au développement mettent la démocratisation politique et la libéralisation économique comme conditions préalables à leur assistance. Les États à la recherche d’une légitimité internationale sont de plus en plus contraints d’adopter des formes de gouvernance démocratiques, sous peine de sanctions de la part de la communauté internationale.

II. La transitologie

L’école de la conditionnalité économique en tant que précurseur

Elle établissait, dans une perspective structurelle, une causalité directe entre développement économique et démocratisation, et subordonnait la consolidation démocratique à la modernisation de l’économie (Lipset, 1959). La recherche des préconditions censées générer la démocratie fut jugée trop déterministe et l’intérêt des chercheurs se déplaça vers les processus de transitions politiques.

Le concept de transition

Le concept de transition se développa à partir des années 1980 avec les changements politiques survenus en Europe de Sud et en Amérique Latine. La transition fut définie comme “l’intervalle entre un régime politique et un autre” (O’Donnell et Schmitter, 1986). Les chercheurs tentèrent de construire un cadre théorique pour comprendre les dynamiques de rupture de régimes politiques. Des modèles de transition furent proposés en fonction des acteurs dominants, de leur place dans la société et dans le système politique : transition par pacte, par imposition, par révolution ou par réforme.

Les transitions apparaissent comme des conjonctures fluides, des situations historiques ouvertes au résultat incertain qui peut conduire à un régime démocratique ou à un régime autoritaire. La libéralisation politique est un passage nécessaire mais non suffisant vers la démocratie. Le paradigme unique voulant que tous les processus de transition mènent à un même résultat – à savoir des démocraties consolidées – a progressivement été mis en question au profit d’une pluralité de modèles descriptifs.

Le concept de consolidation démocratique

Le concept de consolidation examine les conditions de l’enracinement des démocraties nouvellement installées. Alors que le concept de transition est lié à une théorie de l’action, le concept de consolidation met l’accent sur le maintien de la stabilité de l’ordre politique (Guilhot et Schmitter, 2000). Les théories de la consolidation sont articulées autour de la question de l’institutionnalisation des nouvelles règles du jeu politique. Elles tendent à privilégier l’étude du consensus social autour des nouvelles ressources institutionnelles et procédurales.

La consolidation restreint éventail des choix possibles et redonne aux facteurs structurels et institutionnels un pouvoir explicatif. Philippe Schmitter a souligné cet aspect structurel qui sous-tend idée de consolidation en définissant celle-ci comme le processus par lequel les relations sociales sont en passe de devenir des structures sociales. Les acteurs tendent à s’effacer au profit des structures des normes et des règles.

Plusieurs critiques ont été adressées au concept de consolidation

  • Son caractère téléologique.
  • Le concept repose sur une théorie trop générique de la stabilisation, indifférente aux différents types de régimes politiques.
  • La consolidation comporte le risque de congeler des institutions démocratiques incomplètes, limitées ou fonctionnant mal par souci de stabiliser et de consolider les changements introduits par le nouveau régime. Toute évolution démocratique supplémentaire devient alors plus difficile et tend à être interprétée comme une menace planant sur la consolidation du régime. Toute démocratie complètement consolidée perdrait ainsi une de ses ressources les plus caractéristiques qui est sa capacité de transformer consensuellement ses règles et ses institutions et de s’adapter à un environnement changeant. (voir la fonction constructive de Amartya Sen évoquée dans ma note No.1 du 16-09-2021).
  • Le passage de la transition à la consolidation s’accompagne d’une déception grandissante among les citoyens qui tranche avec l’enthousiasme qui entourait initialement les réformes démocratiques.

III. Une vague de démocratisation avortée : le « Printemps arabe »

En 2010-12, des mouvements populaires de contestation ébranlèrent plusieurs pays du Maghreb et du Moyen-Orient qui étaient sous régimes autoritaires depuis plusieurs décennies. A l’origine les manifestants réclamèrent de meilleures conditions de vie, des emplois, de la justice sociale et de la dignité, mais très vite les revendications devinrent politiques (changement de régime et « dégagisme »). Certains analystes s’empressèrent, un peu trop vite, de qualifier ces révoltes nationales de « quatrième vague » de démocratisation.

En fait, les réponses des régimes en place furent diverses : certains régimes désamorcèrent la contestation en faisant des concessions pour maintenir une relative paix sociale (Maroc, Algérie, Arabie Saoudite, Oman, Koweït, Jordanie), d’autres exercèrent une répression féroce (Bahreïn, Syrie, Yémen), d’autres régimes tombèrent pacifiquement (Tunisie, Égypte) ou au prix d’une guerre civile qui continue aujourd’hui (Libye).

La comparaison entre l’Egypte et la Tunisie est particulièrement intéressante. Les deux pays connurent un changement de régime, des élections libres et l’établissement de nouvelles institutions démocratiques. En Egypte, le nouveau régime ne dura guère car dès juillet 2013, le général Sissi renversa Mohamed Morsi, premier président élu de l’histoire de l’Égypte. La Tunisie fut considérée comme le seul pays à avoir réussi sa transition démocratique. Toutefois, dix ans plus tard, de sérieux doutes planent. Le 25 juillet 2021 le Président Kaïs Saïed, démocratiquement élu en 2019, réalisa un coup de force constitutionnel et concentra entre ses mains les fonctions exécutive, législative et judiciaire que la Constitution de 2014 avait pris soin de séparer. Suspension temporaire du parlement ou reflux vers l’autoritarisme ? (Bessis, 2021).

Le bilan du printemps arabe est donc clairement négatif (Lacroix et Diechkoff, 2016). Plusieurs facteurs ont été avancés pour expliquer cette évaluation :

Décalage entre temps des révoltes populaires et temps électoral

En Tunisie et en Égypte on a observé un décalage entre les révoltes populaires et les membres des nouvelles assemblées démocratiquement élues. Ce décalage était consubstantiel au système représentatif. Les mobilisations populaires avaient une organisation horizontale qui rendait difficile l’émergence de leaders et de porte-parole. Le nouveau système représentatif marqua le retour des élites au détriment du peuple. Grâce au système de représentation, les structures organisées de la société civile – élites politiques et économiques traditionnelles – revinrent au pouvoir. La démocratie représentative apporta un « correctif » car les objectifs des révoltes populaires ont été traduits par des représentants qui n’en avaient pas été les initiateurs. Les structures de pouvoir politiques et économiques du régime contesté reprirent leur place et se stabilisèrent. Les partis des Frères musulmans sortirent majoritaires des premières élections parlementaires tant en Egypte qu’en Tunisie (Thiriot, 2013).

Le rôle de l’armée

Les acteurs à même de faire usage de coercition (l’armée, la police, les milices) sont des acteurs pivots quand un régime est sous tension. Plusieurs régimes autoritaires s’en servirent comme agents de répression afin de se maintenir au pouvoir. En Tunisie et en Egypte, les militaires se sont rangés du côté des manifestants ou sont restés neutres, obligeant les autocrates en place à démissionner. En Tunisie la mobilisation bénéficia de la neutralité de l’armée qui avait été marginalisée sous le régime Ben Ali (le régime s’appuyait sur la police). En Egypte, l’armée égyptienne fut favorable au changement de régime (Moubarak semblait préparer une succession dynastique) mais elle resta institutionnellement au coeur du pouvoir politique et conserva la main mise sur la gouvernance de la transition et préserva ses intérêts économiques. (Thiriot, 2013).

La dimension géopolitique régionale et internationale

On ne peut pas comprendre les pays du Magreb et du Moyen-Orient à travers le prisme d’une simple lecture interne. Dans les années 2010 plusieurs lignes de faille définissait les rivalités géopolitiques dans la région : pays producteurs de pétrole ou non ; conflits confessionaux entre sunnites et chiites ; position des pays vis-àvis d’Israël ; influence des Etats Unis et de la Russie ; soutien des puissances occidentales contre l’islamisme. Depuis, la situation géopolitique a évolué. Washington ne considère plus le monde arabe comme essentiel. Grâce à de nouvelles sources d’approvisionnement, l’économie américaine et les grands marchés mondiaux peuvent résister à toute interruption de la production de pétrole proche-orientale. L’influence saoudienne a diminué.

Quel constat tirer des « printemps arabes » ?

  • L’aspiration des peuples à la liberté ne suffit pas pour créer une démocratie. Il faut prendre en compte les circonstances et le contexte historique d’un pays.
  • Les régimes autoritaires peuvent garder le pouvoir en faisant des concessions ou en accroissant leur répression.
  • Renverser un dirigeant en place ne garantit pas un changement de régime, en particulier si les appareils militaires et sécuritaires gardent la main sur des domaines réservés et si les règles du jeu politique ne changent pas.
  • Les conflits entre élites sectorielles impactent les transformations démocratiques. Dans son livre Les démocraties d’ailleurs Jaffrelot émet l’hypothèse que les élites sectorielles peuvent opter pour la démocratie comme moyen de réguler les conflits qui les opposent entre elles mais sans vraiment adhérer aux valeurs démocratiques, et cela pose la question de la durabilité d’un tel régime.
  • En 2010-2012, les mobilisations populaires revendiquaient un meilleur quotidien et plus de justice sociale, mais au cours de la dernière décennie les données structurelles des pays de la région n’ont pas changé (en Tunisie 40% des jeunes sont toujours au chômage). Les mouvements de contestation ne sont plus sensibles aux idéologies et aux promesses d’élections convoquées à la hâte, ils réclament que toutes les structures du système autoritaire soient démantelées.

Références

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Bessis, S. (2021). « La démocratie tunisienne, entre panne passagère et coup d’arrêt durable » dans Le Monde du 30 juillet 2021.

https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/07/30/la-democratie-tunisienne-entre-panne-passagere-et-coup-d-arret-durable_6089973_3232.html

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https://www.ned.org/docs/Samuel-P-Huntington-Democracy-Third-Wave.pdf

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https://www.sciencespo.fr/ceri/fr/content/le-bilan-des-printemps-arabes-est-clairement-negatif

Lipset, S.M. (1959). «Some Social Requisites of Democracy», dans American Political

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